Mes sources et ma méthode

Je n’ai aucune autorité sur ce sujet : pas de grade, pas de club, pas de formation suivie. Ce que je peux offrir, c’est de dire exactement d’où vient chaque information que je publie. Cette page décrit comment une note se fabrique ici, pour que vous puissiez juger ce que vaut ce que vous lisez.

Les sources que je consulte, dans cet ordre

Pour tout ce qui touche aux kata fédéraux, aux règlements de compétition et à la terminologie, je commence par les documents des fédérations : la Fédération française de judo et disciplines associées pour le judo et le jujitsu, le Comité national de kendo pour le kendo, l’iaïdo et le jodo, la Fédération française de boxe pour les disciplines anglaises. Ces textes ont l’avantage d’être datés et révisés, ce qui permet de savoir de quelle version on parle.

Viennent ensuite les ouvrages de référence traduits ou publiés en français, que je cite par titre et par auteur quand je m’en sers. Je garde une préférence pour les livres qui assument leur époque et leur point de vue plutôt que pour les manuels qui prétendent à la vérité définitive. Les enregistrements officiels de compétitions et de démonstrations complètent la lecture : un kata décrit sur le papier et un kata filmé ne disent pas la même chose, et c’est souvent l’écart entre les deux qui est intéressant.

Pour les questions d’histoire générale, je m’appuie sur des encyclopédies et des sources institutionnelles, en précisant quand une information reste discutée. Le passé des arts martiaux japonais est plein de récits reconstruits après coup, et prétendre trancher serait malhonnête de ma part.

Ce que je vérifie avant de publier

Trois contrôles passent sur chaque note avant qu’elle sorte.

  1. La recherche croisée : toute affirmation technique doit apparaître dans au moins deux sources indépendantes, ou alors je l’attribue nommément à la seule source qui la porte.
  2. La séparation des registres : ce qui relève du document est écrit comme tel, ce qui relève de mon avis porte un marqueur clair du type « à mon sens » ou « ce que j’en retiens ».
  3. L’orthographe des termes japonais : chaque mot est expliqué au premier usage et transcrit de la même façon d’une note à l’autre, parce que les variantes de romanisation sèment une confusion inutile.

Les lignes que je ne franchis pas

Je ne donne pas d’instruction de pratique. Décrire un kata à partir d’un document fédéral, c’est de la lecture ; dire à quelqu’un comment placer son corps, c’est le travail d’un enseignant en salle, qui voit et corrige. La nuance peut sembler mince, elle ne l’est pas.

Je ne donne aucun conseil médical ni aucune préconisation de rééducation. Pour les sujets de renforcement musculaire, je raconte ce que je fais et ce que j’ai lu, et je renvoie vers un professionnel de santé dès qu’une douleur entre dans la conversation.

Je n’ai aucun lien commercial avec les fabricants dont je parle. Le matériel présenté sur ce site a été acheté par moi, au prix public, sans contrepartie. Quand je n’ai pas eu un objet en main, je l’écris, et la note se limite alors à ce que disent les fiches techniques et les retours que j’ai pu lire.

Corrections et mises à jour

Les règlements fédéraux changent, les prix bougent, et je me trompe. Une note corrigée reste en ligne avec sa correction visible plutôt que de disparaître en silence, parce qu’une erreur effacée est une erreur qu’on ne peut plus discuter. Si vous repérez une approximation, un terme mal transcrit ou une source mieux choisie, écrivez-moi par la page de contact : c’est le genre de message qui améliore le plus ce carnet. Vous pouvez aussi revenir à mon parcours pour savoir qui écrit ces lignes.